Derrière ces façades discrètes envahies par la végétation se trouvent les bureaux Ligus, un ensemble de bâtiments aujourd’hui déserté qui intrigue de nombreux curieux. Mais avant de devenir de simples bureaux, le site abritait autrefois une distillerie de liqueur fondée en 1909. Un passé industriel largement oublié qui rappelle que certains lieux de la métropole bordelaise ont connu plusieurs vies.
Avant les bureaux, une distillerie active pendant près de 80 ans

Au début du XXᵉ siècle, le site accueille une distillerie spécialisée dans la production de liqueurs. Comme de nombreuses entreprises de l’époque, l’établissement dispose à la fois d’espaces de fabrication, de stockage et de bureaux administratifs.
L’activité se développe progressivement et connaît même une période particulièrement dynamique. Entre les années 1930 et 1950, la distillerie atteint son apogée et participe pleinement à la vie économique locale.
Mais au fil des décennies, le secteur évolue et l’activité finit par décliner. Après plusieurs décennies d’exploitation, la distillerie ferme finalement ses portes en 1987, tournant une page importante de l’histoire du lieu.
Un site reconverti en bureaux… avant de tomber dans l’oubli

La fermeture de la distillerie ne marque pas immédiatement la fin de l’activité sur place. À la fin des années 1980, le site est racheté par un groupe de garages automobiles qui décide de transformer les bâtiments en bureaux administratifs.
Les anciens espaces industriels sont alors réaménagés pour accueillir des salles de réunion et des postes de travail. Certaines traces du passé industriel seraient encore visibles dans l’architecture du bâtiment, notamment au niveau de la façade.
Mais quelques années plus tard, ces bureaux sont à leur tour désertés. Aujourd’hui, le site reste fermé et semble figé dans le temps.
Comme beaucoup de bâtiments abandonnés, il suscite aussi la curiosité de photographes et de passionnés de lieux oubliés, qui s’intéressent à ces fragments de patrimoine industriel laissés à l’écart des regards.
Pour autant, le site reste une propriété privée et n’est pas ouvert au public. Il demeure néanmoins un témoin discret de l’histoire industrielle bordelaise, rappelant qu’avant de devenir ces mystérieux bureaux abandonnés, le lieu produisait autrefois des liqueurs bien connues dans la région.